Quelle était votre idée de départ ?
Créer un endroit où l’on puisse venir sans avoir une raison très compliquée. S’asseoir, discuter, découvrir une activité ou simplement lire un moment. J’avais envie d’un lieu accueillant dès le premier passage, même pour quelqu’un qui ne connaît encore personne.
Avez-vous tout imaginé dès le début ?
Non, et heureusement. J’avais quelques envies, mais les autres ont apporté des choses auxquelles je n’aurais pas pensé. Un lieu commence à vivre quand les autres y apportent leurs idées. Cela oblige à laisser un peu de place, à ne pas vouloir tout définir seule.
Qu’est-ce qui vous a le plus surprise ?
La force des petites propositions. On imagine parfois qu’il faut un grand événement pour créer une rencontre. Alors qu’une table où l’on répare quelque chose, échange une recette ou prépare une lecture peut déjà changer l’ambiance d’un après-midi.
Comment gardez-vous une cohérence entre toutes ces envies ?
En revenant à des questions concrètes. Qui peut participer ? De quoi a-t-on besoin ? Est-ce que quelqu’un peut accueillir les personnes qui viennent pour la première fois ? Une belle idée trouve plus facilement sa place lorsqu’on sait comment la rendre accessible.
Qu’est-ce qu’un accueil réussi pour vous ?
Quand une personne se sent assez à l’aise pour revenir. On ne peut pas mesurer cela uniquement au nombre de participants d’une journée. J’aime les signes plus discrets : quelqu’un qui propose son aide, qui vient avec un voisin, qui demande quand aura lieu la prochaine activité.
Quel moment résume le mieux votre projet ?
Celui où je vois deux personnes discuter alors qu’elles ne se connaissaient pas en arrivant. À ce moment-là, le lieu fait un peu plus que proposer une activité. Il crée une possibilité. C’est exactement ce que j’espérais.