Prendre l’air

Qualité de l’air en Franche-Comté : où trouver les données et comment les lire

Avant une randonnée dans le Haut-Doubs ou une journée au jardin, mieux vaut savoir où regarder. Depuis 2017, les données officielles sur l’air de Franche-Comté sont produites par Atmo Bourgogne-Franche-Comté. Ce guide indique où trouver l’indice du jour, les alertes, les pollens et les bilans, et comment les lire sans contresens.

Informations vérifiées le 17 octobre 2026

ATMO Franche-Comté est un média indépendant, sans lien avec Atmo Bourgogne-Franche-Comté ni avec l’ancienne association de surveillance de la qualité de l’air. Nous ne publions ni mesure, ni bulletin, ni indice du jour. Pour les données officielles et les alertes, consultez atmo-bfc.org.

Qui surveille l’air en Franche-Comté aujourd’hui ?

En France, la surveillance de la qualité de l’air est confiée, région par région, à des associations agréées par le ministère chargé de l’environnement, les AASQA. Pour le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort, cet organisme est aujourd’hui Atmo Bourgogne-Franche-Comté, souvent abrégé en Atmo BFC.

Il est né d’un regroupement. L’association ATMO Franche-Comté avait été agréée par un arrêté du 24 novembre 2014, pour trois ans à compter du 1er janvier 2015. Elle a ensuite fusionné avec son homologue bourguignonne, ATMOS’fair Bourgogne : l’arrêté du 4 mai 2017, publié au Journal officiel du 7 mai 2017, agrée l’association ATMO Bourgogne-Franche-Comté, « issue de la fusion » des deux structures. La presse locale situe la fusion au 12 mai 2017.

Atmo BFC attribue chaque jour un indice de qualité de l’air à chaque commune de la région, informe les préfectures lorsqu’un seuil réglementaire est dépassé ou risque de l’être, diffuse les alertes décidées par les préfets, suit les pollens et publie études et bilans. Les recommandations sanitaires relèvent, elles, du ministère chargé de la santé et de l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté.

Où trouver quoi

Trois réflexes pour bien lire les données

L’indice n’est pas une alerte. Atmo BFC le rappelle : l’indice ATMO ne déclenche pas les dispositifs préfectoraux. Une journée qualifiée de « mauvaise » ne signifie donc pas forcément qu’une procédure est en cours. Les recommandations sanitaires officielles accompagnent les épisodes annoncés par la préfecture et relayés par Atmo BFC.

L’indice décrit un air « de fond ». Il reflète la pollution à distance des sources directes, comme les grands axes routiers ou les sites industriels. Au bord d’une route très fréquentée, l’exposition peut être différente.

Les pollens se lisent à part. L’indice ATMO ne les prend pas en compte : il faut consulter l’indice pollen, publié séparément, en particulier à la fin de l’été, saison de l’ambroisie.

Les anciens bilans de la qualité de l’air en Franche-Comté (2004-2015)

Les documents produits par l’ancienne association ATMO Franche-Comté avant la fusion de 2017 ne sont pas reproduits ici : notre magazine n’en est pas l’auteur et n’en a pas repris les données. Pour retrouver un rapport ou un bilan de cette période, plusieurs pistes existent.

  • Commencer par la rubrique Publications d’Atmo BFC, avec la recherche par mot-clé et les filtres par département et par année. Lors de notre vérification du 17 octobre 2026, nous n’y avons pas repéré de bilan annuel antérieur à la fusion.
  • Interroger directement Atmo BFC via son formulaire de contact : l’association agréée actuelle est la mieux placée pour dire si ces documents sont encore disponibles.
  • Pour des séries chiffrées, explorer les jeux de données signalés sur la page open data, en vérifiant la période couverte par chacun.
  • Les services d’archivage du web, comme la Wayback Machine d’Internet Archive, conservent parfois des copies d’anciennes pages. Ces copies n’engagent que leurs auteurs d’origine et leurs chiffres doivent être replacés dans le cadre réglementaire de l’époque.

Un conseil pour comparer les années : l’indice a changé de règles en 2021, et le ministère précise qu’il ne permet pas de dégager des tendances sur plusieurs années. Les concentrations moyennes publiées dans les bilans annuels sont un meilleur point de comparaison que le nombre de journées « bonnes » ou « mauvaises ».

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Sources consultées