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Vesoul et ses environs : une journée à composer

Une église du XVIIIe siècle, des hôtels particuliers, un musée installé dans un ancien couvent, une colline couronnée d’une chapelle et, en contrebas, un lac de 86 hectares : Vesoul se parcourt en une journée, à condition d’en choisir l’ordre. Repères vérifiés pour composer la visite, avec quelques variantes dans les environs.

Église en pierre claire avec une tour carrée à toit plat et un dôme d’ardoise, devant une rue bordée d’arbres taillés sous un ciel bleu.
L’église Saint-Georges, dans le centre ancien de Vesoul, vue depuis le croisement des rues Salengro et des Ursulines (juin 2010). Photo : Remi Mathis / CC BY-SA 3.0

Une ville au pied de sa colline

Vesoul se comprend d’abord depuis la Motte, la butte qui la domine. Culminant à 378 mètres selon l’office de tourisme, elle surplombe la ville et la vallée du Durgeon ; Haute-Saône Tourisme rappelle qu’en contrebas s’étend le lac de Vesoul-Vaivre. Entre ces trois repères, le centre ancien, la colline et le lac, une journée permet de se faire une idée juste de la ville, à condition de choisir l’ordre des étapes selon l’heure et le jour.

Un détail d’organisation compte : le musée municipal n’ouvre que l’après-midi, de 14 h à 18 h selon le site de la ville, avec des jours d’ouverture qui diffèrent entre haute et basse saison (vérifié le 17/10/2026). La matinée se prête donc à la marche dans le centre ancien et, le jeudi ou le samedi, au marché des halles couvertes ; l’après-midi au musée ; la fin de journée à la colline ou au bord de l’eau. La formule convient à qui aime alterner patrimoine urbain et plein air dans une même journée.

Le centre ancien, de l’hôtel de ville à Saint-Georges

La balade proposée par Haute-Saône Tourisme commence devant l’hôtel de ville, dont l’escalier d’honneur est orné d’une fresque monumentale d’Albert Decaris, puis remonte la rue commerçante vers le centre historique. On y croise l’hôtel Thomassin, édifice du XVe siècle aux fenêtres gothiques, la rue de Mailly et ses hôtels particuliers, dont l’hôtel Henrion de Magnoncourt, construit en 1530 et compté parmi les plus anciennes maisons de la ville, puis la place du Grand Puits, bordée de maisons des XVIIe et XVIIIe siècles. Rue Simon-Renard, l’hôtel du même nom se signale par ses gargouilles, sa porte gothique et sa façade en pierre de taille. Les halles couvertes accueillent le marché le jeudi et le samedi matin.

L’office de tourisme éclaire la logique du quartier : au XVIIIe siècle, la ville s’agrandit, les rues s’élargissent, des fontaines s’élèvent et des places sont aménagées. L’ancienne halle, détruite à la fin du siècle pour dégager une place, a été remplacée par l’actuel palais de justice ; une statue caricaturale en bronze, « L’avocat allant plaider », se tient à proximité. L’église Saint-Georges, que l’office présente comme un exemple très intéressant de l’architecture religieuse du début du XVIIIe siècle en Haute-Saône, se reconnaît à sa tour sans clocher coiffée d’un toit-terrasse ; sur sa place, Haute-Saône Tourisme signale des entrées de caves vigneronnes.

Vue plongeante sur les toits serrés d’une ville, avec des arbres dénudés au premier plan et des collines boisées à l’horizon.
Les toits de Vesoul vus depuis la colline de la Motte. Photo : Nerio9 / CC BY-SA 3.0
Vaste plan d’eau bleu bordé de peupliers et de rives boisées, sous un ciel traversé de gros nuages blancs.
Le lac de Vesoul-Vaivre en mars 2013 (panorama). Photo : Thomas Bresson / CC BY 3.0

Gérôme, le musée et le Jardin anglais

Le peintre et sculpteur Jean-Léon Gérôme est né à Vesoul en 1824 et mort à Paris en 1904. Sa maison natale se trouve rue d’Alsace-Lorraine, et le passage des Annonciades porte une fresque de l’artiste Andrea Ravo Mattoni qui reprend son tableau « La Vérité sortant du puits », d’après la présentation de Haute-Saône Tourisme.

Le musée municipal occupe l’ancien couvent des Ursulines, bâti en 1680 et rénové en 1981 : environ 1 200 m², quatorze salles sur deux niveaux et une cour intérieure pavée. Haute-Saône Tourisme le nomme musée Georges-Garret ; la ville le présente aujourd’hui sous le nom de musée Jean-Léon Gérôme. Le premier niveau est consacré à l’archéologie, avec une collection de stèles funéraires gallo-romaines que l’office de tourisme décrit comme la plus importante de la région ; le second réunit l’essentiel des beaux-arts, centrés sur la seconde moitié du XIXe siècle et sur l’œuvre de Gérôme, de l’histoire antique à l’Orient contemporain. La ville annonce une entrée gratuite.

À quelques rues, le Jardin anglais occupe 3 hectares au cœur de Vesoul et réunit, selon l’office de tourisme, 850 variétés végétales. L’office le présente comme le premier et unique jardin public remarquable de Franche-Comté, distinction obtenue en décembre 2013 ; la passerelle Meiller, construite en 1892, y donne accès par les allées. Une pause à l’ombre avant d’attaquer la colline.

La Motte, une montée et un panorama

La montée vers la Motte dépasse un kilomètre, précise l’office de tourisme. Dès le haut Moyen Âge, la butte était couronnée d’un château ; à son emplacement, une immense croix fut dressée au XVIIIe siècle pour protéger le vignoble. Haute-Saône Tourisme note que la rue qui conduit à la chapelle, la rue Vendémiaire, doit son nom au vin historique de la colline.

La chapelle raconte une autre histoire : les Vésuliens l’ont élevée pour remercier la Vierge d’avoir protégé la ville de l’épidémie de choléra de 1854, et elle a été bénie trois ans plus tard ; après un incendie, elle a été reconstruite en 1967. Une statue de la Vierge en bronze peint en blanc, haute de 3,50 m, domine l’ensemble. Du sommet, l’office de tourisme évoque une vue sur Vesoul, le Jura et, dans de bonnes conditions, les Alpes ; Haute-Saône Tourisme y ajoute la plaine environnante et les Vosges. D’en haut se lit toute la géographie de la journée : le centre ancien au pied de la butte et, en contrebas, le plan d’eau.

Le lac de Vesoul-Vaivre en fin de journée

À environ 3 km du centre, sur la commune de Vaivre-et-Montoille, le lac de Vesoul-Vaivre est un plan d’eau artificiel de 86 hectares, profond d’environ 2 mètres, créé dans une prairie qui s’étendait de part et d’autre du Durgeon. Un parcours pédestre de 5 km en fait le tour complet et passe par la réserve de l’île aux oiseaux. Dans un document de 2008 préparant un refuge LPO avec l’intercommunalité, la LPO Franche-Comté recensait environ 260 espèces d’oiseaux observées sur le site depuis 1992, et signalait une colonie de hérons bien visible.

La base de voile, animée par le Club nautique haut-saônois, propose planche à voile, dériveur, catamaran, canoë, kayak et pédalo. La ville de Vesoul indique que la baignade est autorisée et surveillée en période estivale, du côté du camping ; elle publie aussi le règlement de l’espace de loisirs et une réglementation des usages lors des épisodes d’efflorescence algale, à consulter avant de prévoir un bain. Le parc aquatique Ludolac, d’une surface de 3 hectares, borde le lac.

Variantes autour de Vesoul

Plusieurs sites des environs permettent de composer une autre journée. Le Camp de César, aussi appelé Camp romain, est un plateau rocheux qui culmine à 380 mètres et domine Chariez au sud-ouest et Vaivre-et-Montoille au nord-est. Occupé depuis la préhistoire, notamment au Magdalénien, il n’aurait en revanche jamais connu d’occupation romaine, malgré son nom, selon l’office de tourisme. Par beau temps, on y aperçoit les Vosges saônoises.

À Frotey-lès-Vesoul, la réserve naturelle nationale du Sabot, créée en 1981, protège 98 hectares autour d’une falaise calcaire de plus de 600 mètres et de pelouses sèches ; l’office y dénombre plus de 440 plantes, parfois rares, et plus de 500 espèces de papillons de nuit. Un sentier de randonnée permet de la découvrir.

Le calendrier peut aussi décider de la date : la foire de la Sainte-Catherine, foire commerçante annuelle doublée d’une tradition, et le Festival international des cinémas d’Asie (FICA) sont les deux rendez-vous mis en avant par Haute-Saône Tourisme. Et pour prolonger vers l’est, la liaison Paris–Belfort qui dessert la gare de Vesoul mène vers une autre escapade : un week-end à Belfort.

Venir et circuler

D’après la page mobilités de l’office de tourisme, la gare de Vesoul est desservie par des liaisons TER vers Gray, Luxeuil, Besançon et Culmont-Chalindrey, ainsi que par une liaison Paris–Belfort. En voiture, la RN19 relie Chaumont à Belfort en passant par Vesoul, et la RN57 traverse la ville du nord au sud entre Nancy et Besançon ; l’A36 se trouve à environ 45 km au sud, l’A31 à environ 85 km à l’ouest par la RN19. Sur place, le réseau de bus moova, géré par l’agglomération, compte neuf lignes régulières reliées au pôle d’échanges multimodal ; le ticket unitaire est affiché à 1 € et le pass journée à 3 € (vérifié le 17/10/2026).

La Maison du tourisme, 15 rue Roger-Salengro, centralise les informations pratiques. Pour situer les étapes, la fiche du centre ancien, celle de la colline de la Motte et la carte complètent cet article ; la page Haute-Saône et la rubrique Explorer proposent d’autres escapades dans le département et la région.

Questions utiles

Le musée de Vesoul est-il gratuit ?

Oui : la ville de Vesoul annonce une entrée gratuite au musée installé dans l’ancien couvent des Ursulines, ouvert l’après-midi de 14 h à 18 h, avec des jours qui varient selon la saison (vérifié le 17/10/2026).

Peut-on se baigner au lac de Vesoul-Vaivre ?

La ville indique une baignade autorisée et surveillée en période estivale, côté camping. Elle publie aussi une réglementation des usages en cas d’efflorescence algale : à consulter avant de venir.

Sources consultées

Horaires, tarifs et conditions d’accès évoluent : vérifiez-les auprès des sites officiels avant de partir. Une erreur ? Signalez-la à la rédaction.