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Les aldéhydes font partie des Composés Organiques Volatils (COV) présents dans l'environnement. Naturellement émis, ils proviennent également de l'activité humaine. Ils sont à la fois des polluants primaires provenant de différentes sources, notamment de la combustion incomplète de produits organiques (en particulier dans les gaz d'échappements automobiles), mais aussi des polluants secondaires, émis lors de la photo oxydation des COVs initiée par le rayonnement solaire. Connus pour être odorants, leurs effets sur la santé ne sont pas totalement identifiés. Cependant, il a été prouvé qu'ils étaient irritants pour les muqueuses, notamment celles des voies respiratoires (nez, poumons), de plus ils sont également suspectés d'être cancérogènes, mais les informations dans ce domaine restent incomplètes. Les principaux aldéhydes rencontrés dans l'air ambiant sont le formaldéhyde (HCHO), dont le caractère cancérigène a été reconnu, et à un degré moindre les aldéhydes émis par les gaz d'échappement dont l'acétaldéhyde (CH3CHO), l'acroléine (CH2CHCHO) et le benzaldéhyde (C6H5CHO).
Dans l'air ambiant, il n'existe aucune réglementation concernant les aldéhydes, contrairement aux environnements clos ou de travail. Pour l'air intérieur, et le formaldéhyde, l'Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail (AFSSET) préconise des valeurs guides d'exposition de 50 µg.m-3 sur 2 heures, et de 10 µg.m-3 en exposition de longue durée, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit une valeur seuill d'exposition de travail de 100 µg.m-3 pour 1/2 heure.
La surveillance des aldéhydes est réalisé en Franche-Comté grâce à des tubes passifs. Les résultats ne peuvent être communiqués en temps réels. Les données les plus récentes ainsi que l'historique des mesures est mis en ligne dès qu'ils sont disponibles. |