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| Surveillance des Métaux Toxiques Particulaires
| Présentation du polluant |
Dans le cadre de la surveillance de l’air ambiant, s’est substituée au terme de "métaux lourds", l’appellation de "métaux toxiques particulaires". Cette nouvelle appellation permet de distinguer, parmi les métaux lourds, ceux étant nocifs pour la santé, d’après les recommandations de l’OMS, mais également ceux qui n’interviennent dans aucun processus biologique naturel au sein de l’organisme.
Les composés métalliques transitent dans l’atmosphère sous deux états différents : - D’une part, sous forme de particules métalliques solides (degré d’oxydation nul), majoritairement présentes au sein de la fraction PM10 et PM2,5 des particules en suspension (particules respectivement de moins de 10 et 2,5 mm de diamètre aérodynamique). Cette taille leur confère une capacité de transport atmosphérique importante pouvant atteindre plusieurs milliers de kilomètres.
- D’autre part, à l’état de sels métalliques ; dont la solubilité facilite l'assimilation engendrant une contamination élevée de l’environnement, en particulier des végétaux, ainsi que la pénétration au sein de la chaîne alimentaire (phénomène de bioaccumulation).
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| Organisation de la surveillance et réglementation |
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Seuls cinq métaux sont soumis à réglementation : l’arsenic, le cadmium, le nickel, le mercure (4ème directive fille 2004/107/CE et décret 2010-1250) et le plomb (directive 2008/50/CE et décret 2010-1250) et nécessite une surveillance obligatoire. Il est important de noter toutefois que l’expression "métaux particulaires" met à part le mercure qui se trouve sous forme liquide et gazeuse aux conditions de température et de pression habituelles et nécessite une métrologie et un protocole analytique spécifique dépendant d’une réglementation séparée.
Les métaux toxiques proviennent de la combustion des charbons, pétroles, ordures ménagères... et de certains procédés industriels particuliers. Ils se retrouvent généralement au niveau des particules. La généralisation de l’essence sans plomb a considérablement fait diminuer les concentrations de ce polluant dans l’air.
Les métaux s’accumulent dans l’organisme et provoquent des effets toxiques à court et/ou à long terme. Ils peuvent affecter le système nerveux, les fonctions rénales, hépatiques, respiratoires, ou autres...
Les métaux toxiques contaminent les sols et les aliments. Ils s’accumulent dans les organismes vivants et perturbent les équilibres et mécanismes biologiques. Certains lichens ou mousses sont couramment utilisés pour surveiller les métaux dans l’environnement et servent de "bio-indicateurs".
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Les valeurs repères réglementaires
Le plomb (Pb): • Objectif de qualité : 0,25 μg/m3 en moyenne annuelle • Valeur limite : 0,5 μg/m3 en moyenne annuelle
Valeurs cibles du contenu total de la fraction PM10 • Arsenic (As) : 6 ng/m3 en moyenne annuelle • Cadmium (Cd) : 5 ng/m3 en moyenne annuelle • Nickel (Ni) : 20 ng/m3 en moyenne annuelle
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| Résultats |
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La mesure des particules métalliques en suspension dans l'air n'est pas réalisée en continu. Par ailleurs, les analyses sont effectuées a postériori du prélèvement ce qui entraine un délai de diffusion des résultats conséquent.
Les résultats de la surveillance des métaux présentés dans le document joint sont les plus récents disponibles à l'heure actuelle.
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